Elections présidentielles Vème Républiqu
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OUI  beaucoup de conditions sont réunies pour rendre possible une nécessaire et véritable révolution citoyenne.

 

OUI  la situation est favorable pour, enfin, faire le premier pas vers une nécessaire et véritable démocratie.      

 

C’est POSSIBLE 

En 2017 nous pouvons faire le premier pas vers une véritable démocratie.
Le problème n’est pas de rechercher un tribun qui a une « soupe » à nous vendre et un pouvoir a conquérir ni de créer un parti façon « Syriza » ou « Podemos » mais de mettre en place des collectifs citoyens pour faire en sorte que le choix ne soit pas entre un politicien professionnel ou Marine Le Pen mais une véritable sortie par le haut avec un collectif citoyen ayant pour seul et unique projet non pas la « 6eme République » mais la « 1ère DEMOCRATIE » avec une constitution ayant comme base       : 

    
-  Une implication de la population à la vie citoyenne     
-  Un contrôle, par le peuple, des élus à qui une parcelle de pouvoir est provisoirement délégué.
-  Une République SOCIALE et LAÏQUE

 

 Si nous analysons bien la situation, l'élection de 2017 devrait être la dernière de cette Vème République qui, anti-démocratique dès sa naissance, a évolué vers un pouvoir où l'imbrication des dominants de l'économie capitaliste spéculative des politiciens professionnels et des médias nous amène sûrement vers un monde ressemblant de plus en plus à celui décrit dans « 1984 ».

 

En cela, avec nos spécificités, nous ne faisons qu'être au diapason de ce qui se passe partout dans le Monde.

 

Ce que nous vivons ici et maintenant relève clairement de la caricature.


2017 a beaucoup de points communs avec 2002.

 

De plus, les 14 ans passés, à tous les niveaux, que ce soit national, européen ou mondial nous montrent l'horreur vers où nous conduit le règne d'un capitalisme qui, après avoir réussi à faire triompher ses valeurs ayant pour base le « chacun pour soi » n'a pas d'opposition sérieuse à sa domination qui jour après jour creuse un immense fossé entre quelques gavés et tous les autres, tout en détruisant de plus en plus la planète et en rendant de plus en plus impossible une vie décente pour ses habitants d'aujourd'hui et de demain.


Au niveau mondial, militairement, cela se traduit par l'invasion de l'Afghanistan, de l’Irak. La poudrière qu'est devenu tout le moyen orient.


Plus près de nous en Europe la situation est de plus en plus instable, de plus en plus explosive que ce soit dans les rapports vers l’extérieur de la « communauté européenne » (Russie, Ukraine, moyen orient Afrique … etc...) ou au sein même de cette « communauté » où les peuples sont piétinés (Grèce, Portugal, Espagne …. France) et où les votes deviennent nuls et non advenus s'ils sont en opposition à la politique des ultras libéraux qui nous écrasent.


A des degrés divers la misère grandit pour le plus grand nombre alors que quelques-uns sont de plus en plus gavés à en crever.


En France aussi, bien sûr, le seul horizon serait la poursuite et l’aggravation de ce qui est !


Le vécu de ces 14 années devrait amplifier ce qui nous avait conduits à 2002.

 

Observons le graphique des élections présidentielles sous la Vème République

 

          

 

En 1995 jamais l'adhésion aux deux candidats retenus pour le second tour n'avait été aussi faible : 17,75 % des inscrits pour Jospin et 15,87 % pour Chirac élu au second tour.

(A noter que Le Pen est dans le quatuor de tête avec 11,43 %).    
Chirac qui a n'a pas eu tout à fait le même pourcentage que 7 ans (15,91 %) plus tôt va être élu, et, après 2 ans de gouvernement Juppé qui fait suite à 2 ans de gouvernement Balladur, il dissout l'assemblée.    
Ceci débouche sur un gouvernement de Jospin, celui-là même qui avait été battu par Chirac au 2eme tour 2 ans plus tôt.    
A la fin du septennat on retrouve les deux même comme candidats et celui qui par 2 fois a été en 4eme position, Le Pen.    
Après 7 ans de partage de pouvoir le bilan est clair : c'est un rejet aussi bien du président que du premier ministre.    
http://www.la-sociale.org/ne-pas-oublier-urgence/elections-2002/
Chirac passe de 15,87 à 13,75 % moins que le « score » de Marine Le Pen 10 ans plus tard (13,95 %).    
Jospin passe de 17,75 % à 11,19 % : malgré son immense autosatisfaction il perd 1/3 des électeurs de 1995 et passe derrière Le Pen qui fait du sur place.    
11,19 % !!!   Moins que Le Pen en 1988  (11,46 %) et 1995 (11,43 %) et bien sûr en 2002 (11,66 %).    

C'est un FAIT : Chirac comme Jospin ont été rejetés. Et encore aujourd'hui le PS et d'autres voudraient nous faire croire à la réussite de leur passage au « pouvoir »
Pour en rester à Jospin il est bon de ne pas oublier que même les 35 h, qui sont présentées comme une réussite,  ont     
- d'une part été misent en place en faisant en sorte que les patrons en récupèrent une bonne partie avec en plus des approches inégalitaires. Et oui pour beaucoup le salaire touché pour 35 h n'a pas été le même que celui touché pour 39 h.
- d'autre part le financement des 35 h (et d'autres mesures) a été lié aux privatisations sous Jospin.    
IL Y A EU PLUS DE PRIVATISATIONS AVEC JOSPIN QU'AVEC LES DEUX GOUVERNEMENTS DE DROITE PRÉCÉDENTS (BALLADUR ET JUPP
É )    


Après cela on peut chercher des excuses et accuser un tel ou une telle d'avoir pris des voix (dont Jospin était le propriétaire ?...) ou s'en prendre aux abstentionnistes les fait sont là : la politique de droite de Jospin a été désavoué, celle de Chirac aussi et cela sans qu'il y ait de report sur Le Pen.    


Aujourd’hui, en 2016, nous sommes dans un cas de figure ayant ce point commun avec 2002 : Sarkozy et Hollande sont tout aussi désavoués, voire bien plus désavoués que ne l’ont été Chirac et Jospin.    
Si Jospin n'est pas arrivé à faire illusion, que dire de Hollande ?!...    
(oui sous la Vème République quand il n'y a pas « cohabitation », c'est le Président qui a TOUS les « pouvoirs »).    
Qui dans le petit peuple (dont je suis …) peut imaginer que la politique suivie par Hollande est une politique de gauche ?     
Quelles que soient les manipulations des médias et leurs sondages, les bandes à Hollande Sarkozy, Juppé et compagnies sont rejetées.    

La différence avec 2002 c'est qu’on sait dès à présent que Marine Le Pen sera présente au second tour, probablement en tête.

Comment dans le contexte actuel pourrait-elle faire moins bien qu'en 2012 où elle avait déjà fait beaucoup mieux que son père en 2002 (13,95 % alors que le maximum du père a été 11,66 %) ?     
Résultat d'autant plus inquiétant que son père était descendu à seulement 8,62 % des inscrits en 2007 (même niveau que Mélenchon en 2012 avec 8,66 %).

Après les « européennes »et les « régionales » il devrait être évident à tout un chacun que Marine Le Pen fera beaucoup mieux qu'en 2012 et sera sans surprise présente au second tour.    

Il devrait être tout aussi évident  pour tous qu'elle ne sera pas élue au deuxième tour.
Et cela tous les politiciens professionnels le savent.    

C'est bien ce qui explique le foisonnement des politiciens tentés par la candidature.
Chacun sait qu'il suffit d’accéder au deuxième tour pour être « président ».    

Chacun sait que Sarkozy comme Hollande seront candidats. Aussi rejetés qu'ils soient, tous deux ayant goûté à la présidence ils en redemandent. Le « pouvoir » est une drogue dure. Ayant tous deux un parti à leur botte ils espèrent, même avec un score très faible, pourvoir arriver au deuxième tour et ainsi être élu.    
Il n'a jamais été aussi évident     :
- que les bandes à Hollande et Sarkozy sont interchangeables. Que le PS derrière Hollande peut doubler le « PR » sur sa droite et que du coup ce dernier peut rajouter plusieurs « louches » de propositions  de plus en plus réactionnaires. Un jeu de rôle à celui qui servira le mieux les intérêts des capitalistes, spéculateurs et financiers.    
- que les promesses, d'où qu'elles viennent n'engagent que ceux qui y croient.    
- que tous les discours sont déconnectés du vécus du grand nombre et visent à nous faire accepter toujours plus l'inacceptable.    

Chacun espère avec raison pouvoir faire mieux que ces deux-là.    
Il est raisonnablement imaginable que le « ticket » d’accès au deuxième tour soit tout aussi bas qu'en 2002 soit 11,19 %. Voire plus bas.    
(Et oui il suffisait que Le Pen ait 11,19 % + 1 voix pour être devant Jospin et donc présent au deuxième tour).    

Obtenir 10 à  12 % des inscrits et arriver au deuxième tour relève du POSSIBLE.


Et cela donne des idées et des envies à nombre de politiciens professionnels qui ont tendance à largement  se surestimer.


Et c'est très bien ainsi : plus il y aura de candidat plus le « ticket » d'accès au deuxième tour peut être faible, et plus les politiciens professionnels penseront que le « ticket d’accès » peut être très faible plus il y aura de candidats. La boucle est bouclée.    

Nous arrivons ainsi à une situation paradoxale :     
- plus les « scores » sont faibles, plus est faite la démonstration de l'absurdité antidémocratique de la V ème République qui permet à un individu d'être « président » monarque avec très peu de voix (à titre de rappel, 13,75 % pour Chirac en 2002, mais le même Chirac sortait d'un mandat où il n'avait obtenu que 15,87 % au premier tour en 1995).    
- mais plus les scores sont faibles plus il devient possible  que ce suffrage soit transformé en premier pas vers une véritable démocratie..


Une alternative citoyenne    

Le côté positif réside dans le fait que ceux qui rejettent tous les politiciens professionnels sont de plus en plus nombreux. Jusqu’à présent cela se traduit surtout par un accroissement de l’abstention.    
De plus en plus nombreux, aussi, sont  ceux qui pensent que le cœur du problème est la mise en place d’une véritable démocratie qui s'incarne dans les institutions politiques, sociales, médiatiques.    
Le premier pas étant la suppression de cette constitution profondément antidémocratique.

C’est POSSIBLE    

En 2017 nous pouvons faire le premier pas vers une véritable démocratie.
Le problème n’est pas de rechercher un tribun qui a une « soupe » à nous vendre et un pouvoir a conquérir ni de créer un parti façon « Syriza » ou « Podemos »
Le problème c'est de mettre en place des collectifs citoyens pour faire en sorte que le choix ne soit pas entre un politicien professionnel ou Marine Le Pen mais une véritable sortie par le haut avec un collectif national citoyen ayant pour seul et unique projet non pas la « 6eme République » mais la « 1ere DÉMOCRATIE » avec une constitution ayant comme base     :  

 
-  Une implication de la population à la vie citoyenne    
-  Un contrôle par le peuple des élus à qui une parcelle de pouvoir a été provisoirement délégué.    
-  Une République SOCIALE et LAÏQUE    
    
http://www.la-sociale.org/institutions-politiques-7-ème-republique-1ère-democratie/?logout=1

Oui il est possible que sur un tel objectif le « prête nom » des collectifs citoyens puisse atteindre les 12 ou 13 % des inscrits qui permettraient d’être présent au 2eme tour face au FN !   
Ce serait là un véritable tremblement de terre loin de la caricature de 2002.
http://www.la-sociale.org/ne-pas-oublier-urgence/elections-2002/
Il n’y a aucun doute sur le fait que Marine Le Pen serait battue.

    
On serait dans une situation qui amènerait toute la population à affronter les véritables problèmes.


Construire les institutions démocratiques qui permettent aux citoyens (et non aux capitalistes et à leurs serviteurs ou à un quelconque sauveur suprême)  de définir les besoins et les moyens institutionnels de les satisfaire, c'est difficile mais enthousiasmant.   

En 2017 nous pouvons faire le 1er pas, le plus difficile.    

12 ou 13 % voire plus, ça devrait être possible pour commencer une véritable révolution citoyenne..